
Vous cherchez le meilleur taux pour votre crédit immobilier. Logique. Mais savez-vous combien vous allez payer pour cette recherche ? Dans les dossiers que j’accompagne en région nantaise, je constate une confusion quasi systématique entre frais de courtage et frais de dossier bancaire. Résultat : des emprunteurs qui découvrent 500 à 1 500 € de frais supplémentaires au moment du déblocage. Selon une étude 2023 de l’APIC, 43 % des emprunteurs français passent désormais par un courtier. Encore faut-il comprendre ce que chacun facture. Courtier digital comme Pretto ou cabinet de proximité ? Forfait fixe, pourcentage ou gratuité côté client ? Les écarts peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros sur un même dossier.
L’essentiel sur les coûts de courtage en 30 secondes :
- Trois modèles existent : forfait fixe (950-2 500 €), pourcentage du prêt (environ 1 %), ou gratuité client (rémunération par la banque)
- Les courtiers en ligne appliquent souvent la gratuité côté client, les cabinets classiques privilégient le forfait ou le pourcentage
- Attention : les frais de courtage sont distincts des frais de dossier bancaire (500-1 000 € en moyenne)
- Le choix optimal dépend de votre profil : dossier simple = en ligne, dossier atypique = courtier spécialisé
Points clés abordés
Courtier en ligne ou classique : ce que vous payez vraiment
Soyons clairs : il n’existe pas de courtier gratuit au sens strict. Quelqu’un paie toujours. La question, c’est qui : vous ou la banque ? Selon la FAQ officielle de l’ACPR sur les IOBSP, tous les courtiers en crédit doivent être immatriculés à l’ORIAS et respecter des obligations de transparence tarifaire. Concrètement, avant toute démarche, le courtier doit vous remettre un mandat de recherche mentionnant clairement ses honoraires.
Dans ma pratique, l’erreur la plus fréquente consiste à confondre deux lignes distinctes sur le tableau de financement. Les frais de courtage rémunèrent le courtier pour son travail de négociation. Les frais de dossier bancaire sont prélevés directement par la banque prêteuse, généralement entre 500 et 1 000 €. Deux factures séparées, deux bénéficiaires différents.

Entre 0 € et 3 000 € selon le modèle choisi. Les courtiers en ligne pratiquent souvent la gratuité côté client. Les courtiers classiques facturent un forfait (950-2 500 €) ou un pourcentage (environ 1 % du prêt).
Franchement, ce qui me frappe dans les dossiers que je traite : beaucoup d’emprunteurs comparent les taux obtenus sans jamais comparer le coût du courtage lui-même. Sur un prêt de 250 000 €, la différence entre un courtier gratuit et un courtier à 1 % représente 2 500 € nets. Cette somme peut financer vos frais de déménagement ou une partie du mobilier.
Les 3 modèles de tarification décortiqués
Avant de signer un mandat, vous devez comprendre comment votre courtier gagne sa vie. Trois modèles coexistent sur le marché français, chacun avec ses avantages et ses pièges. Le récapitulatif ci-dessous compare ces trois approches selon cinq critères essentiels : le coût pour un prêt de 250 000 €, le payeur final, les conditions d’application, les frais en cas d’échec du dossier et le type de courtier concerné. Ces données permettent d’identifier rapidement le modèle adapté à votre situation et de mieux comprendre les frais d’honoraires en transaction immobilière.
| Modèle | Coût pour 250k€ | Qui paie | Conditions | Frais si échec |
|---|---|---|---|---|
| Forfait fixe | 950-2 500 € | Client | Dû à la signature du prêt | Variable selon contrat |
| Pourcentage | 2 500 € (1 %) | Client | Plancher et plafond possibles | Souvent 0 € |
| Gratuité client | 0 € | Banque | Commission 0,5-1,2 % versée par la banque | 0 € |
Le forfait fixe : prévisible mais parfois cher
Le courtier annonce un montant ferme dès le départ. D’après une analyse des tarifs courtiers 2026, les honoraires moyens d’un courtier classique tournent autour de 2 500 à 3 000 €, parfois davantage dans les grandes métropoles comme Paris ou Lyon. L’avantage ? Vous connaissez la facture à l’avance. L’inconvénient ? Le montant reste identique que vous empruntiez 150 000 ou 400 000 €.
Dans mon activité de conseiller en région nantaise, j’observe que ce modèle convient surtout aux emprunteurs avec un petit prêt. Sur 150 000 €, payer 1 500 € de forfait représente 1 % du capital. Sur 350 000 €, le même forfait ne représente plus que 0,4 %. Le calcul s’inverse selon votre projet.
Le pourcentage du prêt : attention aux gros montants
Ici, les honoraires correspondent à un pourcentage du montant emprunté, généralement autour de 1 %. Certains courtiers appliquent un plancher (minimum 800 €) et un plafond (maximum 3 500 €). Sans plafond, la facture grimpe mécaniquement avec le montant du prêt.
Mon avis (et j’assume) : ce modèle pénalise les gros emprunteurs. Sur un prêt de 400 000 € à 1 %, vous payez 4 000 € pour un travail de négociation qui n’est pas quatre fois plus complexe qu’un prêt de 100 000 €. Vérifiez toujours l’existence d’un plafond dans le mandat.
La gratuité client : qui paie vraiment ?
C’est le modèle privilégié par les courtiers digitaux. Vous ne payez rien directement. La banque verse une commission au courtier si le prêt est accordé, généralement entre 0,5 et 1,2 % du montant financé, plafonnée en moyenne à 3 000 €.
Bon à savoir : La commission bancaire n’augmente pas le coût de votre crédit. Elle provient de la marge commerciale de la banque, pas de votre poche. Ce n’est pas une arnaque : c’est un modèle économique où la banque rémunère l’apporteur d’affaires.

Ce que je déconseille systématiquement : signer un mandat sans vérifier la clause « frais en cas d’échec ». Certains courtiers, notamment en agence, facturent des frais d’étude même si votre dossier est refusé. Ça tourne autour de 200 à 500 € selon les contrats. Lisez avant de signer.
Pretto : transparence totale sur les coûts de courtage
L’opacité tarifaire reste le reproche numéro un adressé aux courtiers traditionnels. C’est précisément ce problème que Pretto a choisi de résoudre en adoptant une promesse radicale : « Tout ce qu’on sait, vous le savez ». Cette approche se traduit par un partage systématique de toutes les offres bancaires du marché, sans filtre ni sélection orientée.
Le fonctionnement repose sur un simulateur algorithmique qui compare les offres de 125 banques partenaires en quelques minutes. La simulation est gratuite et sans engagement. Une fois le profil analysé, 80 courtiers spécialisés par type de projet (primo-accédant, investissement en SCI, profil indépendant) prennent le relais pour négocier les conditions au niveau régional et national.
Côté tarification, Pretto applique le modèle de rémunération par commission bancaire. Les emprunteurs au profil standard ne paient donc pas de frais de courtage directs. La qualité de l’accompagnement se reflète dans les avis clients : une note de 4,9/5 sur plus de 14 760 avis, avec des retours récurrents sur la réactivité des courtiers (joignables 6 jours sur 7 par SMS, email et téléphone) et la clarté des explications fournies à chaque étape.
Quel type de courtier pour votre profil ?
Plutôt que des conseils génériques, voici un arbre décisionnel basé sur les situations que je rencontre régulièrement. Trois questions suffisent pour identifier le modèle adapté à votre cas.
En ligne ou classique : trouvez votre courtier en 3 questions
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Votre dossier est-il classique (CDI, apport > 10 %, pas de découvert) ?
OUI → Courtier en ligne gratuit. Votre profil correspond aux critères bancaires standards, la négociation automatisée fonctionne parfaitement.
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Votre projet est-il atypique (SCI, CDD, auto-entrepreneur, expatrié) ?
OUI → Courtier spécialisé (en ligne ou classique selon votre besoin d’accompagnement). Ces dossiers nécessitent une expertise pointue et des contacts bancaires spécifiques.
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Avez-vous besoin d’un accompagnement humain renforcé (premier achat, stress élevé) ?
OUI → Courtier classique local, quitte à payer un forfait. Le contact physique et le suivi personnalisé justifient le surcoût pour certains profils.
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Budget serré et dossier simple ?
Privilégiez systématiquement un courtier gratuit côté client. Chaque euro économisé sur les frais annexes augmente votre capacité d’emprunt.
Pour affiner votre simulation avant de contacter un courtier, vous pouvez utiliser un outil de simulation prêt immobilier en ligne afin d’estimer votre capacité d’emprunt et les mensualités envisageables.
Mathieu, 280 000 € empruntés : ce que ça lui a vraiment coûté
J’ai accompagné Mathieu l’année dernière. Développeur informatique de 31 ans, il achetait un appartement dans le 7e arrondissement de Lyon. Son projet : emprunter 280 000 € sur 25 ans avec un apport de 35 000 €.
Premier réflexe : simulation sur un courtier en ligne gratuit. Résultat : deux refus bancaires. Son profil (revenus variables liés à des primes) ne passait pas les algorithmes automatiques. Mathieu a alors repris son dossier avec un courtier classique spécialisé, qui a facturé 1 800 € d’honoraires.
Bilan : une offre obtenue avec 0,15 point de moins que le taux initialement proposé par sa banque personnelle. Sur 25 ans, cette différence représente environ 8 500 € d’intérêts économisés. Déduction faite des 1 800 € de frais, son gain net dépasse 6 700 €. Le « gratuit » initial lui aurait coûté bien plus cher en échecs successifs et perte de temps.
Quand ne pas prendre de courtier : Si vous êtes client fidèle d’une banque depuis des années avec un conseiller réactif ET que votre dossier est simple, négociez d’abord directement. Vous pourrez toujours solliciter un courtier en cas de refus ou d’offre décevante.
Sur mes dossiers, les délais restent comparables entre les deux modèles : comptez 45 jours en moyenne entre la simulation et la signature de l’offre de prêt. La différence se joue davantage sur la qualité de l’accompagnement et la pertinence des offres obtenues que sur la rapidité.
Vos questions sur les frais de courtage
Un courtier gratuit, ça existe vraiment ?
Gratuit pour vous, oui. Le courtier perçoit alors une commission versée par la banque prêteuse (0,5 à 1,2 % du montant emprunté). Ce modèle est courant chez les courtiers digitaux comme Pretto. La banque considère cette commission comme un coût d’acquisition client.
Dois-je payer le courtier si mon dossier est refusé ?
Cela dépend du contrat signé. La plupart des courtiers en ligne ne facturent rien en cas d’échec. Certains courtiers classiques prélèvent des frais d’étude (200-500 €) même sans résultat. Vérifiez cette clause dans le mandat avant de vous engager.
Les frais de courtage sont-ils déductibles des impôts ?
Non pour une résidence principale. Oui partiellement pour un investissement locatif : les frais de courtage peuvent être intégrés aux frais d’acquisition et amortis dans le cadre d’un régime réel. Consultez votre comptable pour le calcul exact.
Puis-je négocier les honoraires d’un courtier ?
C’est possible avec les courtiers classiques, surtout si votre dossier est solide ou si vous apportez plusieurs projets. Les courtiers en ligne appliquent généralement une grille fixe avec moins de marge de négociation.
Quelle différence entre frais de dossier et frais de courtage ?
Les frais de dossier sont facturés par la banque prêteuse (500-1 000 € en moyenne) pour couvrir le traitement administratif de votre demande. Les frais de courtage rémunèrent le courtier pour son travail de négociation. Deux lignes distinctes sur votre tableau de financement.
La prochaine étape pour vous : Plutôt que de choisir au hasard, simulez votre capacité d’emprunt sur deux ou trois courtiers différents. Comparez non seulement les taux proposés, mais aussi les frais annoncés et les conditions en cas d’échec. Ce travail de comparaison prend une heure. Il peut vous faire économiser plusieurs milliers d’euros.
Précisions sur les tarifs et conditions 2026 :
- Les fourchettes de frais mentionnées sont des moyennes constatées et varient selon les courtiers et régions
- Les conditions de gratuité dépendent des partenariats bancaires propres à chaque courtier
- Les taux obtenus dépendent du profil emprunteur et des conditions de marché au moment de la demande
Risques à connaître : frais cachés possibles si le mandat n’est pas lu intégralement avant signature ; risque de double facturation si passage simultané par un courtier et un conseiller bancaire personnel. Pour toute question, consultez un courtier IOBSP enregistré à l’ORIAS.